mercredi 28 janvier 2009

Belinda, la starlette fait son show!


Photos: Arrivée de Belinda / Belinda cachée par les journalistes

Belinda par-ci, Belinda par-là. On me parle d'une chanteuse, petite starlette de 17 ans. On a "de la chance": elle vient nous voir. Avec les enfants donc nous lavons et décorons la salle, préparons une affiche de bienvenue. Tout est prêt vers 17h, les enfants s'assoient tranquillement et attendent. Première surprise: un nombre impressionnant de journalistes vient s'installer dans la salle, ils sont une douzaine, je ne pensais pas que Belinda était aussi connue! Seconde surprise, beaucoup moins amusante: lorsque "Belinda" entre enfin dans la salle, elle est assaillie par les journalistes qui ressemblent à un nuage de mouches qui se collent à elle avec leurs micros, télévisons, appareils photos...les jeunes - comme nous tous - sont un peu étonnés. Surtout lorsque ces chers journalistes ne se poussent pas un instant pour laisser voir la starlette; mais elle ça n'a pas l'aire non plus de trop la déranger puisqu'elle commence à s'adresser aux jeunes... sans même les voir! Elle vient donner "les vêtements qu'elle a porté dans ses concerts" et faire des "besos" aux jeunes sous le feux des caméras. Elle ne chantera même pas une chanson - n'est pas pourtant ce qu'elle savait faire de mieux!? J'aurais peut-être trouvé tout ce cirque juste comique et grotesque si les enfants à qui elle s'adressait n'était pas des ados dans une grande détresse émotionnelle (même s'ils savent le cacher mieux que personne). Du coup, non ce n'est pas seulement grotesque, j'ai trouvé ça triste..voire insultant. Et ça fait réfléchir sur la manière dont les médias - coûte que coûte - traitent l' "information" (enfin, quelle info)!

"San Judita", idôle fêtée tous les 28


Photos de gauche à droite: Statues de San Judita d'enfants de la fondation / Foule devant l'église le 28/01/09

San Judas Tadeo, chaleureusement surnommé "San Judita". Jamais entendu parler? Pourtant ici au Mexique il a des milliers de fidèles et est l'un des saints les plus populaires; du fait des nombreux miracles qui lui sont attribués. Chaque 28 du mois, les centaines (des milliers?) de fervents fidèles viennent se recueillir dans l'église de San Judita, qui se trouve juste en face de la fondation où je travaille. Déjà dans le métro on croise une foule facilement reconnaissable: les gens portent de grandes statues du saint dans leurs bras et sont couverts de chapelets, bracelets et autres pendentifs aux insignes religieux... Ils sont le plus souvent en groupe, en famille ou entre amis. Et encore une fois, le plus surprenant c'est qu'il y a vraiment de tous les âges: des jeunes mamans avec leurs bébés aux bandes d'adolescents de 14-15 ans habillés à la dernière mode (mexicaine), de la grand-mère aux couple de la quarantaine! Enfin, comme de coutume ici, la religion se mêle allègrement et sans complexe à la fête, au "kitch" et, voire, à ce que nous européens appellerions "fétichisme". Des centaines de petits stands s'installent autour de l'église et offrent chapelets, statues, bougies, croix, mais aussi jus de fruits, pâtisseries, tacos, tamales, CDs, musique.... Ainsi va et vient un flux continu de fidèles du petit matin jusqu'à tard dans la nuit. Et ce n'est pas pour rire qu'ils viennent: dans l'église très nombreux sont ceux qui font le trajet de la porte à l'autel à genoux...avec les enfants dans les bras quand ils en ont! Apparemment les mexicains viennent surtout demander à leur saint de l'aide pour leur logement et leur emploi...malheureusement avec la situation économique qui s'annonce au Mexique l'année 2009 risque d'être difficile pour le cher San Judita!

dimanche 25 janvier 2009

Pétrôle, Pemex et cie


Photo: affichage sur l' Av. Alvaro Obregon, dans mon quartier

"Privatiser, c'est coloniser. Défendre Pemex, c'est défendre le Mexique"
Au Mexique, le secteur pétrolier a été nationalisé en 1938. Ici le caractère "public" de la companie pétrolière Pemex reste un sujet très sensible, et qui du coup fait parfois l'objet de slogans un peu extrêmes (voire populistes?) - comme le montre la photo ci-dessus.

Sur ce sujet, voici un extrait d'un article de la Mission Economique de Mexico qui, je trouve, résume bien la dernière loi importante approuvée dans ce secteur: "Le 28 octobre dernier, à l’issue de sept mois d’intenses débats a été approuvée par le Congrès la loi de réforme du secteur énergique proposée par le Président Calderón en avril, qui visait à relancer une production déclinante en autorisant la compagnie pétrolière d’Etat Pemex à s’associer à des sociétés privées. Le texte finalement adopté est moins ambitieux que la proposition initiale, puisqu’il accorde une autonomie financière à Pemex, mais interdit toute participation privée dans les activités d’exploration, de production, de raffinage, de distribution et de stockage."

Pour voir fiche complète sur la situation économique et financière du Mexique au 31/10/09: http://www.missioneco.org/Mexique/documents_new.asp?V=1_PDF_148525

Sensorama, l'expérience des sens

Sensorama? Une expérience unique. Une association d'artistes a développé des scéances "sensorielles", ils proposent des thèmes différents lors de scéances qui durent entre 1h et 4h. Un dimanche après-mid nous nous sommes prêtés à l'experience; le thème: "les quatre éléments". L'idée principale est de réveiller nos sens: pour cela la vue - le sens que nous utilisons le plus souvent, parfois à l'excès, pour percevoir le monde qui nous entoure - est brouillée grâce à des lunettes spéciales. Ainsi, pendant plus d'une heure, nous mettons au travail nos autres sens, ceux que nous laissons trop souvent de côté et qui pourtant peuvent nous faire vivre des sensations fortes et bien différentes de celles de notre quotidien. Un mélange d'art, d'art de vivre, de spiritualité, sensorialité, sensualité.

Si le concept ne s'est pas encore arrivé en Europe, il serait temps de l'exporter, je suis sûre que les adeptes seraient nombreux! En attendant, pour ceux qui ont la chance de vivre au Mexique je leur recommande fortement. Pour en savoir plus: http://www.sensorama.com.mx/

lundi 19 janvier 2009

"Je suis seul, je suis tout seul!"


Séance de psychothérapie de groupe avec les jeunes du centre – elles ont lieu quasiment tous les jeudi. Moments très tristes, très forts, très émouvants. Le thème est toujours le même: "Je ne suis pas seul, ma communauté m'écoute", phrase que le groupe répète ensemble, à haute voix, en début et fin de séance. Les jeunes sont invités à répondre à deux questions: "Qui m'a fait du mal?" et "Contre qui suis-je en colère, et pourquoi?" Sur les 15 ou 20 jeunes présents seuls trois ou quatre parleront à chaque séance. Assis en cercle, autour d'un cierge, solennellement, avec en fond une musique douce pour inciter à la parole. La "communauté" est prête à écouter le jeune qui a tant besoin de se libérer par la parole, les larmes, les pleurs...

Le premier jeune qui commence à parler est l'un des "caïds" du centre; mais là, fini les caïds, les apparences, les "forts vs faibles"; là chacun redevient le jeune souffrant qui est arrivé ici pour demander de l'aide. Il dit que beaucoup de gens lui ont fait du mal, mais à qui en veut-il? A son oncle, source des violences familiales, que tous craignaient et qui frappait si souvent, si fort et a gâché son enfance et celle de ses frères (tous à la fondation). Il a les yeux qui brillent, et le visage d'un petit garçon... lui qui est si souvent violent avec ses camarades. Après de courtes paroles de l’animateur, les jeunes qui le souhaitent lui adressent des mots de réconfort, qui sont souvent très émouvants.

Se lance alors le grand fan de foot, un jeune calme et très sympathique. Son histoire : lui aussi a beaucoup souffert (maltraitance, coups, humiliations…) chez ses oncles chez qui il a vécu après la mort de ses parents quand il était encore tout petit ; mais c’est contre son grand frère qu’il éprouve tant de colère ! Sa voix tremble. Ce frère aîné qui l’a abandonné depuis toujours et dont il n’a même plus de nouvelles depuis 4 ans…les larmes coulent sur son visage - et sur le mien aussi. Ce frère a qui – malgré tout - il aurait encore envie de dire « je t’aime » et de serrer dans ses bras. Il a du mal à parler, entre les larmes. Il dit qu’il veux réaliser son rêve, prouver à ceux qui l’ont tellement maltraité et enfoncé qu’il peux y arriver, s’en sortir, qu’il vaux mieux que ce qu’ils lui ont toujours dit…Les mouchoirs tournent et, les yeux rougis, ses camarades lui disent que eux sont ses "frères" maintenant; et l’encourage dans ses projets et ses rêves...C'est presque surréaliste cette capacité qu’ils ont entre eux de se consoler dans ces moments là, quand on connait la violence qu’ils peuvent par ailleurs exprimer entre eux.

Le 3ème; il est en pleure presque depuis le début. Arrivé ici il y a quelques jours, c’est sa première séance. Sa voix tremble: « Je ne sais pas ce que j’ai fait à ma maman pour qu’elle me rejette…moi je l’aime...je lui ai dit avant qu’elle meure il y a quelques années…ma famille m’a reproché sa mort…c’est ta faute, disaient-ils…je ne comprend toujours pas pourquoi ils disaient cela ». Il pleure à gros sanglots maintenant, c’est bouleversant. Son camarade à sa gauche le prend par les épaules, alors il continue : « Ils m’ont jeté de chez moi, après la mort de ma mère, comme un malpropre…j’ai vécu dans la rue depuis…rejeté des miens, sans avoir le choix de la rue ou pas » et, soudain sors un mi-sanglot mi-cri profond que je n’oublierais pas avant longtemps : « Je suis seul, je suis tout seul !». Il n'a ni père, ni mère, ni oncle ou tante, il est sans famille ni personne. « J’ai seulement deux amis - mes « frères de la rue » - avec qui j’ai vécu pendant ces dernières années de galère, ce sont les seules personnes dans ma vie.. je me sens si seul…». Il semble inconsolable. La communauté - très émue – lui dit, par des mots simples, qu’elle est là, que maintenant il n’est plus tout seul et des gens sont là pour l’aider, pour qu’il s’en sorte, enfin…Après un moment il se calme mais il dit qu'il a du mal à se sentir mieux, même après avoir parlé.

Le dernier aujourd'hui est un des plus "anciens"; contrairement à la grande majorité ici, il vient d'un milieu plutôt aisé, mais suite à la mort de sa mère, il a été maltraité depuis tout petit par sa belle-mère et sa belle famille, alors que son père était souvent parti en voyages professionnels. Entre autres, il dit et ça me touche: "Ici beaucoup on du mal à comprendre pourquoi je suis parti de chez moi, mais moi je sais que l'argent ne fait rien contre les coups et le manque d'amour". Et aussi, une autre chose courante pour ces jeunes: "J'ai beaucoup de mal à pleurer, la vie m'a rendu dur... j'ai mal, au fond de moi, mais mes yeux restent secs".

Le groupe se prend par la main pour fermer la scéance; puis on fait une chaine de "hugs" en partant de droite vers la gauche; pour symboler que, malgré tous les problèmes, nous ne sommes pas seuls mais au sein d'une communauté qui s'efforce d'être à l'écoute de chacun.

Cet article est un peu long, contrairement à ce que je m'étais promise de faire sur ce blog. Mais il y a des cas comme celui-ci où c'est dur de faire court et synthétique pour rendre compte d'une réalité complexe.

vendredi 16 janvier 2009

ART everywhere...



Qui penserait que Mexico respire plus l'art que l'insécurité? Sûrement que la seconde se cache mieux, quand l'art, lui, s'affiche à tous les coins de rue. Et sous toutes ces formes, des plus rudimentaires aux plus complexes, des plus traditionnelles au plus modernes. La musique d'abord, omniprésente, provenant de la rue, des magasins, voitures, bus, restaurants, cantinas, églises.. La scuplture: les statues jalonnant l' avenue de Refoma, places, parcs, centre historique. Les grands musées, qui regorgent des splendeurs du passé; les galleries privées, d'art contemporain. Les librairies et les livres partout: rue, petites librairies, grands centres culturels, musées. L'architecture: des magestueux bâtiments du 18ème aux centres commerciaux ultra modernes, des maisons traditionnelles de couleurs vives aux nouveaux habitats innovants de la Condesa et la Roma. L'artisanat et tant de merveilles faites à la main. Les cinemas. Les théâtres et l'Opéra de Bellas Artes, qui ont peu à envier aux nôtres. La danse qui, en dehors des salles de spectacle, envahit cantinas, boîtes, restaurants mais aussi squares, places, parcs. Et j'en passe. Et enfin, le mélange des genres, si cher aux mexicains: dans des églises coloniales des expositions multimédia, sur le troittoire les plus grands auteurs latinos, au restaurant un théatre. Pour moi, Mexico, c'est aussi tout cela.
(photo: sculpture sur l' Avenida de la Reforma)

Prénoms d'ici et d'ailleurs



Tout à l'heure je lisais « Ismael Rodriguez, grand cinéaste mexicain… » et ça m'a rappelé que l’originalité de certains prénoms m’a interpellé, amusé dès mes débuts ici. On retrouve bien sûr les prénoms hispaniques traditionnels que sont Luis, Juan, Jorge, Miguel, José, et tous les dévirés de Maria : Maricela, Mariana, Marisol, Marina, Marisa…Mais on croise aussi bon nombre d’Abraham, Yaïr, Israël, Noé, Jésus, Moises, Angel Miguel, Guadalupe - comme la vierge métisse mexicaine - dites « Lupita », Rosario, Fatima ; des prénoms bibliques qui, sans en avoir l’aire, font entrer la religion en plein dans la vie quotidienne des mexicains et de ceux qui vivent avec eux. Et il y a aussi tous ces prénoms aux sonorités plus lointaines de l’espagnol, parfois français, exotiques ou juste étranges tels que Valérie, Gisèle, Aram, Gaël, Basilio, Saul… Enfin, je n’en ai encore jamais entendu, mais je m'imagine que des prénoms indigènes plus courants dans des régions telles que le Chiapas s’ajoutent à ce tableau.. Un mélange des genres qui, à mes yeux, fait partie du grand métissage mexicain.

dimanche 11 janvier 2009

Un "Botcho" cerca de mi casa

Museo de Antropologia



"Les peuples trouvent courage et confiance face à l'avenir dans la grandeur de leur passé. Mexicain, contemple toi dans le miroir de cette grandeur. Etranger, prend conscience ici de l'unité de la destinée humaine. Les civilisations passent, mais au sein de l'Homme restera toujours la gloire que d'autres hommes aient lutté pour les batir."
Jaime Torres Bodet

Bici en Reforma


A pied, à vélo ou en roller, agréable ballade dominicale sur Réforma des "chilangos" ( surnom donné aux habitants de la capitale), en famille, couples ou entre amis, et de tous les âges.

La rosca de los reyes magos


Les reyes sont arrivés le 06 Janvier, à la grande joie de nos ados de la fondation qui ont été forts gâtés. En cette occasion les mexicains partagent une "rosca", grand gâteau qui ressemble à de la brioche et qui a la forme d'une rosace, et qui comporte soit des fruits confis soit du sucre glassé. Chacun doit couper sa propre part. Si il y a aussi des fèves (et même plusieurs!), contrairement à chez nous, personne n'a envie de les avoir! Pourquoi? Parceque ceux qui ont la fève doivent faire des tamales le 02 Février, lors de la fête de la Candelaria!... vous l'aurez compris, tout est bon pour que la fête continue! (photo : partage de la Rosca avec des amis chez moi)

Casa Alianza


Arts plastiques dans la salle d'activité.


Finale du tournoi de foot au tir au but!

lundi 5 janvier 2009

Baisers mexicanos...

Sans être complètement extravertis, les mexicains sont loin d'être des timides. Et il y a une chose qui continue de me faire beaucoup rire, c'est la façon qu' ont les amoureux de Mexico de s'embrasser en public. Que ce soit dans la foule du metro, au milieu du Zocalo, de Reforma ou à la terrasse d'un restaurant bondé, ils font tout simplement comme si ils étaient seuls au monde et on dirait qu'ils vont s'embrasser jusqu'à l'étouffement! Parfois d'ailleurs les gens autour regardent, amusés, et rigolent. De jeunes ados amoureux? Non non, les couples de 30 ou 40 ans n'échappent pas au phénomène, loin de là, et c'est ça le plus drôle! Enfin, moi je trouve que c'est comique tellement c'est exagéré et ça me fait bien rire. Et encore plus quand je repense à l'Inde, où se donner la main est déjà d'une extrême audace ou à Londres, où croiser des amoureux transis est un presque un défi! Bref, chacun sa culture et ici clairement on fait honneur aux longs baisers baveux.. même en public!

dimanche 4 janvier 2009

Casa Alianza: Petite lumière

On est près du feu le soir du nouvel an, vers 1h du matin. Je parle avec Alberto, un jeune de 17 ans qui vient d'arriver au centre il y a quelques jours à peine. Notre conversation est une de celles qui font que les moments difficiles valent le coup, c'est pour ça que j'avais envie de la raconter ici.
"- C'était une belle soirée, hein?" je lui lance
"- Oui, très belle" répond-il avant d' ajouter "et sans drogues"
"- Oui, c'est vrai ...et un jour de plus sans drogues c'est déjà une petite victoire."
"- Oui"
"- Et qu'est ce que ça fait alors?" Como sé siente? "
"- Différent"
"- Hmm... différent... et différent comment?"
Il me regarde de ses yeux noirs et profonds, que je sens serieux et sincères. Il sourit et me dit: "Bien".

vendredi 2 janvier 2009

Veillée du 31, 2008

Première partie, avec les enfants
On dine, on danse, on discute, on fait des jeux..certains jouent au foot, d'autres regardent la TV. Puis vers 23h on allume un grand feu au centre de la coure. Chacun fait chauffer son chamalo. Ils se pressent tous autour de la source de chaleur, entourés de couverture, en cette nuit fraîche de fin d'année. A minuit, tout le monde s'embrasse et se fête la bonne année.. Moments simples et beaux. Ceux que l'on vient aider, entourer, en cette nuit plus spéciale que les autres, sont finalement ceux qui nous réchauffent le coeur, par leurs sourires, leurs rires, leurs yeux qui brillent, leurs mots et leur force de vivre. Merci à eux. Merci à Helène d'avoir été là pour partager ensemble ces beaux moments.

Deuxième partie, en famille avec des amis
Comme souvent ici, les festivités durent jusqu'au bout de la nuit. Vers 2h nous rejoignons donc des amis dans la famille d'une amie. Ambiance familiale et conviviale comme on les retrouve souvent ici. Les cousins sont "Mariachis", musiciens/chanteurs traditionnels, et plein d'énergie! Guitares à la main, ils entraineront toute la salle à chanter jusqu'au petit matin, pour fêter la joie d'être là, petits ou grands, mexicains ou pas. Merci Julieta.

Pyramides, grandeur des Mayas

Teotihuacan. Le site est immense, désertique, entouré au loin de chaînes de montagnes. Se dressent deux grandes pyramides: celle du Soleil -la plus grande- et celle de la Lune. De cette dernière la vue est la plus belle: on surplombe l'allée des morts (nommée ainsi par les Aztecs qui crurent voir des tombeaux dans l'alignement des temples mayas), impressionante allée de 2km bordée de façon symétrique par des blocs de marches, entréees des temples qui autrefois s'érigaient tout du long de l'axe. A gauche la grande pyramide du Soleil domine le site, majestueuse et en harmonie avec les montagnes du fond du décor. Soleil de plomb, touristes minuscules du haut de la pyramide, horizon dégagé. J'aime cette vue de par la grandeur et la serenité qui s'en dégagent.

Dimanche dans un "pueblo magico"

"Pueblos magicos"... les villages magiques de Mexico, fierté des mexicains. Real del Monte est un de ces pueblos, joli bourg dans l'état d'Hidalgo, près de Pachuca, au nord de Mexico: maisons de toutes les couleurs, rues pavées, place centrale avec son église coloniale, boutiques et cafés aux façades bien soignées, trottoirs remplis de produits artisanaux... Nous nous balladons dans la nuit, à la lumière des lampadaires qui diffusent une lumière jaune et chaleureuse. Le village se situe à plus de 2000 mètres et il fait très froid, on se rechauffe avec un punch brûlant (non-alcoolisé) et au son de la musique qui surgit de chaque recoin, de chaque boutique dans une joyeux brouhaha musical. On finit par se refugier dans une Cantina traditionnelle, avec son bar et sa "boîte musicale", où les gens viennent boire, discuter et jouer aux dominos. Agréable moment dominical loin de la capitale.