Entre des constructions type HLM, on aperçoit des petis cabanons alignés les uns à coté des autres. Toits en tôle, murs en bois, en carton, ferraille et tout ce que l'on a trouvé pour construire ces logis de misère. Ici pas d'asfalte, la voie est poussiéreuse, en terre, comme l'est aussi certainement le sol des cabanes. Des hommes, assis sur des cageots, forment un cercle au milieu de la ruelle, à l'ombre d'un arbre à proximité des cabanons, et jouent aux cartes. Il y n'y a pas de femmes en vue, ou peu, mais par contre beaucoup d'enfants. Des jeunes garçons jouent au football sur ce qui ressemble plus à un terrain vague qu'à un terrain de jeux.
On est passé en moins d'une minute, et voilà à peu près ce que l'on voit depuis la vitre du train. Je reste médusée, et c'est un mélange d'étonnement, de tristesse et de colère qu'a déclenché en moi par ce que je viens de voir. On pourrait être dans une banlieue pauvre (pour ne pas dire un bidonville) de Mexico, à Tepito ou ailleurs. Mais non, nous sommes en banlieue parisienne, et le train dans lequel je suis montée ce matin là est bien l'Eurostar qui relie Paris à Londres. Il faut croire que, même si elle est plus cachée, la misère est là quand même.
lundi 1 juin 2009
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