La rue est calme, seules quelques personnes longent les murs pour rester à l'ombre. Il est midi et il fait bon en cette fin demois de janvier, le soleil brille mais il ne tape pas encore trop fort et l'aire est doux. Des arbres longent la rue, on entend le chant des oiseaux. On se croirait dans une petite ville de campagne. Nous sommes à México, métropole parfois si humaine et inhumaine, si bruyante et paisible, si pleine de contrastes. Avant de tourner au coin et de me retrouver dans cette rue silencieuse, je suis passée devant l'école primaire - toute colorée et d'où l'on entend les cris des enfants dans la coure - des mamans attendaient la sortie pour le déjeuner. Sur le trottoire d'en face un petit stand de rue, jaune vif, entouré de ses clients qui mangent debout ou assis sur de petits tabourets: tacos, quesadillas, gorditas... Un peu plus loin le vendeur de jus de fruits, qui vous prépare de succulent mélanges devant vos yeux avec les fruits frais de son étalage...On entend de la musique, c'est le kiosque à journaux...Une animation de quartier, vivante et paisible. Mais maintenant que j'ai tourné dans la rue calme, il n'y a personne ou presque. Je cherche le numéro 201, les murs le long de la rue sont simples, ni particulièrement propres ni spécialement sales, parfois des bougainvilliers y rampent, on aperçoit parfois de la rue les toits de petites maisons.
Je sonne - je vais donner un cours de français. La rue, la porte d'entrée, le mur, rien ne laisse présager ce que je vois lorsque l'on vient m'ouvrir. On m'ouvre donc, avec un grand sourire et me laisse entrer. Derrière la porte, une large coure sur laquelle donne une immense maison de type mexicano-coloniale; en bois, avec de grandes terrasses, au rez-de-chaussée comme à l'étage. Les balustrades sont en bois sombre, peintes avec des motifs. Il y a des plantes partout, qui pendent ou qui grimpent, et semblent vouloir envahir les lieux. Les volumes sont immenses, au moins 5m de haut de plafond, mais malgré cela une certaine chaleur se dégage de l'ensemble. Le sol en dalles de terre cuite et le mobilier de type rustique donne un sentiment d'autencité à l'ensemble. Je reste muette de surprise devant la beauté de cette maison - je venais de découvrir un bijou, là, au beau milieu de ce quartier sans prétentions.
vendredi 20 mars 2009
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