jeudi 16 juillet 2009

Deux mexicaines, deux mondes

Elle est sortie d'une superbe BMW blanche; d'un revers de main elle a abaissé ses grosses lunettes (Gucci?). Elle marche un peu comme un mannequin, sa taille 40 et son mètre soixante-dix (soit grande et mince pour ici). Grande chelevure brune lachée au vent, manicure impécable, jean serré et rondeurs "là ou il faut", petit sac assorti aux chaussures. Jeune, sûre d'elle, féminine à souhait, elle se dirige d'un pas assuré vers le distingué vendeur de glaces du coin de la rue.

Elle ne mesure pas plus d'un mètre cinquante, un peu forte, trapue, elle avance à petits pas. Sa chevelure couleur charbon, aux reflets bleuttés, est bien tirée en arrière en une natte serrée qui parcoure toute la hauteur de son dos. Elle porte un chemisier blanc traditionnel brodé de couleurs vives et une jupe noire à mi-mollets. Au bras, un grand panier de paille en guise de sac. Sa demarche est lente et le regard dirigé vers le sol, lui donnant une allure humble et timide, voire enfantine, elle qui est pourtant une femme mûre.

Je croise ces deux femmes à deux secondes d'intervalles, ces deux mondes, sur le même trottoire de México. Je souris et sais mieux pourquoi il m'est difficile de définir comment est la mexicaine "typique".

jeudi 9 juillet 2009

Les bruits de la rue...

Le haut-parleur du vendeur de tamales,
Le chant des oiseaux,
Les klaxons,
Les piropos et siflements de ces messieurs,
Les enfants qui crient et rient à la sortie des classes,
La musique du taxi,
Et celle du puesto de tacos,
Et celle du magasin de sacs,
Et celle du vendeur de jus...,
Et le bruit de mes talons sur le trottoire.